Balade sous le Fayé... à pas contés

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Petit retour en arrière

Le 2 juillet 2006, les responsables du projet 'sous la ligne bleue', les représentants des communes de Grosmagny / Petitmagny, les Associations 'le Fayé' / la Borboillotte, ont invité 40 artistes, choisis suite à une première sélection ( ils étaient plus de 80 postulants), à découvrir le nouveau circuit dédié à l'Art et à la Nature.

Séduit par la diversité, la beauté (osons le terme sans paraître chauvins) des lieux, au gré de la promenade, chacun a retenu un endroit qui l'a particulièrement inspiré.
Nous avons reçu 56 projets, certains artistes en proposant plusieurs.

Il faut savoir aussi que lors de cette balade, Maurice Léguillon, intarissable sur l'histoire de notre village, sur la vie des nos grands-parents et plus lointains aïeux, a abreuvé de réel, d'anecdotes, de récits avérés ou imaginaires, l'esprit fécond de nos visiteurs.

Le choix des 20 artistes a été parfois difficile.
Quelques personnes seulement, composant le groupe de pilotage, sont de vrais professionnels, ' des gens de l'Art'. Sans jamais être dirigistes, leurs avis furent précieux.
Nous étions pour la plupart de véritables novices en la matière. Ne répondant qu'au simple coup de cœur. " j'aime, j'aime pas ".
Comprenez bien maintenant qu'aucune œuvre n'a été choisie par hasard. Chacune a un lien direct avec la nature, est inspirée des récits de Maurice, se réfère au passé, à la vie d'antan.


La visite

Je vous invite à présent à me suivre.
Oubliez les lettres couchées sur cette page, n'entendez que ma voix…
Laissez-vous guider, glissez votre pas dans le mien…

Prenez un topo guide. Ils sont à votre disposition sous le portique où sont présentés les 15 circuits de la Communauté de communes, le circuit Grosmagny / Petitmagny, les artistes et les oeuvres que nous allons découvrir ensemble.

Si vous courez devant, suivez les flèches bleues, les petits fanions de même couleur accrochés aux branches, les ronds bleus sur fond blanc (balisage officiel des chemins de randonnée).
Passez devant si vous voulez mais je vous conseille d'attendre le groupe. Vous serez je l'espère parfois surpris par les explications que je vais vous donner.
Je vous promets de ne pas trop en dire.
Je veux vous laisser la possibilité d'interpréter chaque œuvre selon vos attentes, vibrations, ressenti, sens de l'esthétisme.
Je vous demande seulement de faire cette balade sans à priori, sans idée préconçue…

C'est bon ?
Tout le monde est prêt ?
Alors, on y va.

LE CAÏRN : sous la conduite d'ANNE-MARIE SCHOEN, en collaboration avec le Point d'Accueil Solidarité d'Offemont et en partenariat avec le Conseil Général,
5 jeunes en réinsertion, de 17 à 24 ans ont foulé l'argile aux pieds, façonné les briques, y ont déposé leurs empreintes, de doigts, de mains, de pieds… sont allés chez l'artiste cuire dans ses fours l'objet de leur travail pour ensuite monter cette tour. Tout un symbole. Beaucoup plus que leurs empreintes, ils ont laissé dans cette terre jaune leur sueur, la volonté, le besoin, la joie de réaliser un projet commun…et, nous ont-il avoué, un secret posé au milieu de ces briques.

Je les ai rencontrés à plusieurs reprises puisqu'ils ont également aidé d'autres artistes durant leurs installations. 2 filles et 3 garçons sympathiques, dévoués, motivés, ravis de se sentir utiles. Souhaitons que les chemins d'Art soient pour eux chemins de Vie et d'Avenir.

Suivons à travers champs le sentier tondu par Camille.
Je ne peux pas ici citer Camille sans lui adresser un énorme MERCI pour toutes les heures passées à nous supporter, à répondre aux moindres exigences (et caprices) de nos artistes…
Parfois c'est trop pour un seul homme… n'est-ce pas Camille ?
Enfin avec beaucoup de patience et de bonne volonté, on finit par y arriver !

Entrons dans l' oeuvre d'ÉDITH BERGDOLL. " OSMOSE-MÉTAMORPHOSE "
C'est incroyable. J'ai ressenti une telle émotion en pénétrant dans cette œuvre que j'ai du mal à trouver les mots pour vous en parler. En ai-je vraiment envie ?
On ne choisit pas une œuvre, l'oeuvre vous choisit.
Racines-papier ou lambeaux de vie, lambeaux d'âme…
Racines invisibles qui peu à peu prennent possession de mon corps, s'infiltrent en moi,
m'enserrent, m'étouffent, m'emprisonnent…
Des larmes qui roulent sur mon visage…
Des mots que je lis… Nuages, illusions, rêves…
Un souffle de vent et les esclaves-nymphes s'animent dans leur cocon.
Les créatures vivent, moi je ne suis plus…

Reprendre ses esprits…
Poursuivre le chemin.

NICOLE GIROUD nous présente ses MÉTAMORPHOSES. Petits êtres microscopiques, sortis de la mare où ils pullulent, grossis des millions de fois pour que nos yeux de simples terriens puissent les observer. Ne les cherchez pas dans les dictionnaires, ils n'y sont pas répertoriés. Cette espèce larvaire inconnue jusqu'alors, vient d'être découverte par l'artiste.
Rassurez-vous un solide filet les retient prisonniers du lieu.

Nicole s'est inspirée de la pêche aux écrevisses.
Autrefois, les hommes faisaient des fagots qu'ils déposaient dans le lit des ruisseaux. Les écrevisses s'y accrochaient. Les crustacés très nombreux étaient vendus.
Ça laisse rêveur : où sont passées les écrevisses ?
Trop pêchées, maladie, cours d'eau mal entretenus, Pollution …

Suivez le chemin, tournez à gauche. Juste à la patte-d'oie, arrêtez-vous et découvrez
LES LIGNES DE LA MÉMOIRE de JEAN-LUC BERNARD.
Président de l'école de vannerie de Fayl-Billot, Jean-Luc a investi cette vieille souche aux multiples bras pour y construire son oeuvre. Ici un pansement, ici une attelle, une ligature toute en spirale. Un tressage contemporain, voir futuriste …
Papis, ne faites plus de paniers bien droits ou chaque montant est scrupuleusement identique au voisin, laissez vagabonder votre imagination. L'heure est à la création, à la nouveauté. Partez dans tous les sens , tressez, tirez, tendez. A quoi bon couper tout ce qui dépasse, c'est joli, plein de grâce et de légèreté ces bouts de rotin qui s'élancent vers le ciel.
L'artiste a fixé des pages en osier où il a inscrit, à l'encre sympathique, toute l'histoire de ce bois mort auquel il a redonné vie le temps de l'exposition.

Maintenant, tournez à droite

BRIGITTE AMARGER nous attend AU LIEU DIT DES RÉFLEXIONS
Quand nous avons fait le tour en juillet dernier, l'endroit était particulièrement sombre. Une magnifique sapinière courait tout au long du sentier sur la gauche, la partie droite étant recouverte d'une frondaison épaisse, Brigitte a décidé d'y apporter la lumière.
Un jour, elle a dressé son échelle contre l'arbre le plus grand de la forêt. Elle est montée, montée, montée encore, si haut qu'elle put toucher le ciel.
Le ciel est si grand se dit-elle, je vais y découper des petits carrés d'azur. Toute cette palette de bleu clair, de bleu foncé, de bleu sombre, j'y ajouterai quelques cheveux de lune, quelques fils d'argent, une bolée de poussière d'étoile…
Je les suspendrai entre les arbres et la ligne bleue sera.

Le conte est beau. Il ne correspond pas aux explications de l'artiste mais n'a-t-on pas dit plus tôt que chacun est libre d'interpréter une œuvre à sa manière ?

La sapinière n'est plus. Ravagée par le bostryche (petit insecte d'un cm dont le nom signifie 'boucle de cheveux' un bien joli nom pour une sale bestiole qui fait tant de dégâts), elle finira en pâte à papier ou en bois de chauffage.

Restons dans l'imaginaire. Pas très loin de là, ÉDITH MEUSNIER nous entraîne dans sa FICTION.
Un endroit sombre façonné par l'homme. Troncs verticaux, branches lourdes des résineux.
Tout est figé, lugubre, triste et noir.
Y apporter la couleur, la vie, la gaieté.
Sont-ce des racines, des guirlandes, des spirales, mouvement perpétuel actionné par le vent ?
C'est jaune, ça tourne… on dirait des petits moulins me souffle un enfant.
C'est surtout un travail de tissage, méthode ancestrale, réalisé entièrement à la main.
Les connaisseurs apprécieront…

Laissons tourner les moulins, allons voir les FAGOTS d'ANNE DELFIEU.
Certains ne voient que des perches de bois. Analyse cartésienne. Le rêve, l'imagination ont-ils déserté les esprits ? Ne sommes-nous plus capables de voir autre chose que ce que nous voyons ?
Fermez les yeux.
Vous êtes sur une immense scène de théâtre. A quoi vous font penser ces bouts de bois blancs, comme vous dites si bien, dressés entre les arbres ?
J'écoute !
On dirait des rayons de lumière dit l'un.
Oui, t'as raison on dirait un projecteur, de la lumière, un rond blanc au sol.
Fallait-il fermer les yeux pour voir la lumière ?
Les initiés décèlent quelque chose de divin, de mystique dans cette œuvre.


Pour sa création Anne s'est également inspirée de l'histoire des fagots.
Leur fabrication était une véritable industrie.
C'était pour nos anciens une source de revenus non négligeable.

La libellule et le reliquaire "MÉMOIRE D'UN ÉTANG " de MARIE-FRANCOISE RADOVIC-DOUILLARD sont assez explicites pour ne justifier aucun commentaire superflu.

Là, tout le monde s'arrête. Juste une minute, on se tait et on admire le paysage.
Le tableau le plus cher de VAN GOGH, la plus belle toile de MONET, la plus jolie photographie de LARTIGUE ne peut rivaliser avec Çaaaa…

Quittons ce lieu enchanteur, entrons dans la danse avec VALÉRIE et THIERRY TENEUL.
Devenons autruches, abritons-nous dans la cabane, sous le parapluie. Revêtons nos tutus, nos jupes, nos paréos et tournons, tournons, virevoltons dans LE BALLET DES ARBRES.

Entièrement cousu en genêt, petit arbrisseau, lui aussi, étroitement lié à l'histoire du village.
C'était, il n'y a pas si longtemps, une matière première prélevée dans la nature qui servait à faire des fagots, des balais (certains d'entres vous en utilisent peut-être encore). Vous pouvez même voir à la forge musée d'Etueffont un morceau de drap tissé en genêt. Pas étonnant que nos Aïeux dormaient tout habillés !

Le bal est fini. Avec BENOIT DECQUE, devenons archéologues sylvestres. Le vieux géant, GISANT MOUSSU, témoin fragile et périssable de l'évolution sensible de la forêt, mérite toute notre attention. Pièce rare. Trésor inestimable. La nature est notre bien le plus précieux, sachons la préserver pour les générations futures.

Déjà, la nouvelle se répand : 2 petits dragonneaux viennent de naître. Courons au nid.
Protégée par de majestueux totems, l'ÉCLOSION MYSTIQUE de JEAN-MARC CHAPPUIS se déroule sous nos yeux ébahis. Chaque œuf représentant un village de la communauté de communes visité par les sentiers d'Art et de Randonnée, c'est au tour de Gros et Petit MAGNY de sortir de leur coquille.
Nous avons eu, il y a quelques semaines l'occasion d'assister, lors de la soirée raku, à la cuisson des pièces réalisées par les enfants. Ce fut pour nous tous un moment féerique. Images incandescentes marquées dans nos mémoires.

Empruntons à JOEL BASTARD son bâton de poète marcheur, il nous conduira tout droit au LIVRE DES PIERRES. Durant les 8 séances de l'Atelier d'écriture Joël nous a guidés sur le chemin de l'écrit mais aussi sur le chemin de nos pensées. Prise de conscience, révélation. Se découvrir, se dévoiler, oser coucher sur le papier les mots si durs à prononcer.
Le vocabulaire est un amas de matière qu'il faut triturer, malaxer, pétrir, modeler pour en sortir un texte. Parfois, la phrase tient debout, sonne bien à l'oreille. Parfois manque la virgule, le point d'interrogation, la charnière n'est pas fixée et l'édifice s'écroule…
Ecrire est un Art, nous n'en sommes qu'à l'apprentissage des lettres.

Reprenons notre marche. Elle nous mènera à la cité engloutie " I WAS HERE " de DANIEL DYMINSKI. Les Anubis veillent. Et nous, sommes-nous assez vigilants?
Le petit geste que l'on fait, qui nous paraît anodin, reproduit par des millions de personnes, blessure profonde, lésion inguérissable, irrémédiable traumatisme infligé à notre planète…
Peu à peu, la cité disparaîtra, asphyxiée, engloutie sous les grains de sable, symboles de détritus, de déchets, de pollution…
Réveillons nos consciences, éveillons celles de nos enfants, de nos petits enfants nous signifie l'artiste. Plus de temps à perdre, demain il sera trop tard.

Prudence, il faut traverser la grande route pour être accueillis par ANNE-MARIE SCHOEN au LIEU HABITE. Avant tout, admirez l'architecture de cette superbe vieille maison. Je suis certaine que vous êtes passé des dizaines de fois devant, sans même la remarquer. Merci à Anne-Marie de nous l'avoir fait découvrir en s'y installant. Merci d'avoir ramené la vie à la ferme en créant ce patchwork. Une fine dentelle de grand-maman, un chausson de bébé, l'élégant chapeau feutre, le vétuste chapeau de paille, la veste de marque, le pull à 4 sous, la jupe fleurie (est-ce celle que vous portiez, Madame, à votre premier bal ?)…
Un vêtement, une histoire. Coudre tous ces morceaux d'existence. Les relier par de gros boutons… Hommage à toutes les générations qui se sont succédées au logis…

Référence à l' industrie textile très développée dans la région, il n'y a pas si longtemps encore…

Nous avons déjà beaucoup marché, je vous propose de faire une petite halte à l'Abreuv'Art,
ouvert tous les week-ends de 10 h à 18 h. Venez vous y désaltérer, nous serons heureux de vous y rencontrer.
Admirez les chaises réalisées par des petits écoliers. Surtout ne vous asseyez pas, seules les gouttes d'eau ont le droit de s'y reposer…
Suivez sur écran vidéo la destruction des cités réalisées par Daniel Dyminski et les enfants des écoles.

Au loin les marionnettes d'ANDREAS EDZARD nous appellent. QUE DE TÊTES qui nous tendent les bras. Là aussi, une collaboration passionnée et passionnante entre artiste et élèves…

Regardez là-bas dans le ciel, ce sont des elfes échappés des livres de contes. Vite, ils se sont posés dans le verger voisin…
HÉLÈNE HERBOSA conduit la meute de lutins. Elle les construit en fil de pêche et les entraînent dans une farandole imaginaire sur LE CHEMIN D'ELFES ET DE NASSES Â RÊVES.

Qui sont ces créatures qui nous observent au loin? MICHEL BOETSCH nous dit que ses OISHOMMES NÉS DE LA TERRE ROUGE sont des épouvantails, des gardes fantoches, croquemitaines.
A-t-on le droit de ne pas être d'accord avec l'artiste?
Je préfère de beaucoup l'interprétation de mon amie Isa. L'Homme-Femme rêve d'être oiseau (la tête). Il aimerait voler, se libérer de toutes les contraintes, de tous les préjugés, briser le carcan, être LIBRE, mais son corps est ligoté. Une épaisse camisole faite d'obligations, de devoirs, de soumissions, l'immobilise, l'emprisonne, le retient, le fige.

Après une telle prise de conscience, marcher tranquillement jusqu'au lavoir nous fera du bien.
Est-ce la Jeanne ou ANNE MANGEOT qui a suspendu sa lessive sous le auvent ?
TEXTILE rend hommage aux villageoises d'antan qui lavaient leur linge à la fontaine. Suis-je si vieille, je me rappelle les avoir vues!

Référence également à l'industrie textile et manufacturière (patrons, coupons de tissu)

Les volutes de la ligne bleue s'élèvent, abritées du vent, sous l'œil bien veillant du ROI FAYÉ de JEAN BARRAL BARON. L'âtre est solide, les pierres résistantes. Le chenet entièrement réalisé en pièces de charrue (référence à la vie paysanne) retient la braise.
La flamme ne s'éteindra pas. Quelques étincelles iront se poser dans deux ans sur un autre circuit pour y allumer un autre feu.

Mais quel est donc cet étrange animal ?
Une vache ?
Non, c'est LA LICORNE DU FAYÉ nous disent LIVIALDINO DE POLI. Un nom d'artistes soudés pour n'en faire qu'un.
On raconte dans les légendes qu'à la lune levée, la licorne sortait des étangs et faisait le tour du village. Elle y recueillait les peurs, les soucis, les espoirs des coins (nom anciennement donné aux habitants de Grosmagny). Elle repoussait le mauvais sort jeté sur une bête ou pire encore sur un homme infidèle ou une femme jalousée. Etre féerique, elle avait tant de pouvoirs…
Parfois, la journée, elle venait trôner sur la place du village. Mais très peu de gens avaient le regard et le cœur assez purs pour pouvoir la contempler.
On m'a donné une interprétation bien différente et beaucoup moins prude, je ne peux la citer ici sans risquer d'offenser vos chastes oreilles. Je dirai seulement, un homme, une femme…

La balade se termine. Nous sommes à présent en compagnie d'ACHIM DASCHNER, près du porche de l'église. ARTEFAKT Nr 3 n'est pas un simple muret. C'est une œuvre extrêmement forte, peut-être la plus lourde de sens que nous découvrons sur ce circuit.
Cette réalisation épurée, réduite à sa plus simple essence n'a pas été placée ici par hasard. Elle se situe entre l'église et le cimetière. Il y a très longtemps, le cimetière se trouvait autour de l'église. Les aménagements successifs ont bouleversé les lieux. Les quelques pierres tombales qui se trouvaient encore là ont été retirées l'année dernière mais des corps y reposent toujours.
Ce jeune allemand de 22 ans qui décide de rendre hommage à nos morts en leur dédiant son travail mérite notre respect. Voir sa sculpture faite de béton (matériau contemporain) et de limaille de fer (qui lui donne cet aspect ancien), à deux pas du monument aux morts nous emplit d'Émotion et d'Espérance. Le long des flancs de ce 'mémoire' court une rigole, directement inspirée des constructions du Moyen-Âge, elle conduit l'eau, source de vie.
Une oeuvre majeure où la mort et la vie, le passé et le présent sont étroitement liés.

Entrons dans l'église où NORBERT et NICOLE CORSINO nous convient aux AMORCES INTIMES de leur fiction chorégraphique sur écran vidéo.
Y-a-t-il plus beau thème que la Lumière à traiter dans un lieu de culte ?
(ouvert le week-end de 10 h à 20 h)

Retour au centre de loisirs.
Les artistes nous ont parlé de Racines (attaches profondes à notre terre, à notre village), de Lumière (celle qui éclaire notre route, celle qui éclaire nos pensées), de Liens tissés (en osier, en vêtements, en genêt), de Nature (devoir impérieux de la protéger), de Prise de conscience (ce que nous sommes, ce que nous aimerions être, ce que nous avons été, ce que nous serons).
Ils nous ont entraînés au pays des contes et des légendes.

Si vous ressentez le besoin de méditer à propos des différents thèmes déclinés à l'envie par nos artistes, entrez dans la pagode de ROGER RIGORTH.
Son JARDIN AQUATIQUE ENCHANTÉ, prêt du Festival des jardins métissés du parc de Wesserling (ouvert jusqu'au 30 septembre de 10 h à 18h30), temple baigné de clarté est un lieu propice non seulement à la méditation mais aussi à la formulation des rêves, des vœux, des plus modestes aux plus fous…

La randonnée s'achève. Je vous ai entraînés sur les chemins de 'la grand-vie', des royers, à travers les gouttes combées, sentes de terre rouge, routes bitumées.

J'espère que cette promenade, faite à la fois de découvertes, de souvenirs, a permis à tous ceux dont les jambes usées d'avoir trop foulé ces sentiers, de retrouver un peu de leur jeunesse tout en restant tranquillement installés dans leur fauteuil et de faire avec nous ce petit bout de chemin, ensemble, main dans la main…

A tous les autres, je dis : enfilez vos bottes en caoutchouc, baskets ou confortables chaussures de marche et partez (pour de vrai) à la rencontre de l'Art et de la Nature.
Retenez mes explications si elles vous plaisent…
Oubliez-les, jetez-les si vous voulez. Ce ne sont que des clefs utiles ou futiles pour ouvrir des portes virtuelles. A vous de devenir critique d'Art. A vous de découvrir votre propre circuit…
Vos yeux ne sont pas les miens…

Vous ne serez pas déçus. Si les œuvres ne vous plaisent pas, au moins, la balade sera belle….

J'ai pris énormément de plaisir à vous guider à travers champs, à travers lignes…
Mon désir était de vous faire partager et mieux comprendre l'enthousiasme qui anime tous ceux qui ont participé à l'élaboration puis à la concrétisation de ce projet.

Qu'ils soient tous remerciés :

Les élus de la Communauté de communes du Pays sous Vosgien, du département, du Conseil Régional, du Conseil Général, de la ville de Belfort qui ont apporté leur soutien financier et moral au projet
Les responsables et membres du groupe de pilotage de " sous la ligne bleue "
Les maires et conseillers municipaux de Grosmagny et Petitmagny
Les représentants des associations le Fayé et la Borboillotte
Les personnes qui ont aidé à la mise en place des installations
Les artistes
Les élèves des classes de Grosmagny, Petitmagny, CP, CE 1, CE 2, CM 1 d'Etueffont, CM 1 de Romagny, la petite section de maternelle, CP de Saint-Germain-le Châtelet, CM 2 de Felon.
Les jeunes de l'AFPA
Les propriétaires des terrains sur lesquels ont été installé les oeuvres
Les personnes qui ont accordé le droit de passage sur leurs propriétés
Les sponsors privés
Les représentants de la presse locale et régionale
J'adresse un merci tout particulier et personnel à ma correctrice, elle se reconnaîtra.

Merci à Vous de m'avoir accompagnée…
Merci d'avoir glissé votre pas dans le mien…
Votre guide d'un jour.

Manita


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